LES MUSICIENS ET LEUR CHANTEUSE

L’orchestre existe depuis longtemps (1989), mais son personnel est resté, depuis l’origine, d’une grande stabilité : six des huit musiciens ci-dessous étaient déjà là au début d’une histoire qui a aussi connu trois fameux jazzmen : les clarinettistes Joe LITTLEMEZZ et Alain MARQUET, et le tubiste Gérard GERVOIS. Ceux-là ne sont d’ailleurs jamais bien loin quand il s’agit d’enregistrer un nouveau CD. Au clavier, Jean-Claude VARTANIAN, membre fondateur, a laissé la place en 2002 à Alain BARRABES, puis à Philippe CARMENT, depuis 2006. Côté vocaliste, après avoir travaillé pendant onze ans avec la new yorkaise Carol LEIGH, les DUMOUSTIER ont collaboré avec Pauline ATLAN, qui a participé à l’enregistrement de leur sixième CD. Depuis 2004, leur chanteuse attitrée est Natasha BORDER.

La composition actuelle des DUMOUSTIER est la suivante :


  • Laurent Verdeaux
  • laurent.jpg
    Trompette, cornet, leader du groupe. Atteint de plein fouet en 1963 par un tir à bout portant de Cootie Williams, a adopté depuis lors la pratique du « wa wa » et les coups de gueule qui vont avec. En tant que leader, pense qu’un orchestre doit valoir mieux que la somme de ses éléments, et fait tout pour.

  • Alain Martien
  • alainm.jpg
    Trompette. Touché très jeune par la grâce, dort avec Louis Armstrong sous l’oreiller et mène brillamment la plupart des collectives. Martien, « le trompette venu d’ailleurs », pèlerine régulièrement en Louisiane et en rapporte de quoi enrichir un répertoire largement constitué de morceaux peu connus de ce côté-ci de l’Atlantique.

  • Henri Perrier
  • henri.jpg
    Trombone aussi totalement autodidacte que musicalement analphabète, doué d’un son à faire reculer le mur d’en face, le doyen des Dumoustier mène son parcours insouciant depuis le fameux festival de Nice de 1948, où il cohabitait avec Boris Vian, lequel l’a alors convaincu de passer à la musique active. Est pour beaucoup dans le son d’un orchestre « qui sonne ».

  • Jean-Pierre Rougeron
  • jeanpierre.jpg
    Saxophone soprano. Ado, ne s’est jamais remis d’un 45 tours de Sidney Bechet entendu par un hasard aussitôt devenu nécessité… de taxer les siens de l’instrument de ses rêves. Son style simple et direct, toujours chargé de blues, apporte beaucoup aux Dumoustier depuis une bonne dizaine d’années.

  • Philippe Carment
  • philippe.jpg
    Pianiste. Connu aussi comme enseignant-es-musique et directeur musical d'un fameux big band normand, c’est aussi au clavier un partenaire attentif et affectionnant le stride cher à Fats Waller. Egalement performant dans le blues et accompagnateur très apprécié de la chanteuse Natasha.

  • Dominique Brigaud
  • dominique.jpg
    Guitariste. A appris à gratter aux Puces de Saint-Ouen. Tempo de fer et solos marqués Django, son grand homme. Est aussi un des érudits qui comptent dans le jazz et éminent collectionneur des ces antiques galettes qui permettent, avant de s’inscrire dans une tradition, de savoir de quoi il retourne.

  • Olivier Chabot
  • olivier.jpg
    Tubiste. Le benjamin des Dumoustier est arrivé dès 1990, tout gamin, dans les bagages d’Henri PERRIER. Il a appris le jeu de basse dans les brass bands, et sa solidité rythmique est sans faille. Sa sonorité exceptionnellement ronde et puissante constitue l’assise de la sonorité de l’orchestre.

  • Bruno Bonté
  • bruno.jpg
    Batteur des Dumoustier, il est aussi guitariste et banjoïste. A passé un temps considérable en Louisiane à décrypter le jeu de tous les drummers qui lui tombaient sous la dent. Grand pourvoyeur d’énergie, il est constamment à l’affût de ce qui se passe sur scène. Jamais à court dans le domaine des farces et attrapes, avec une vitesse d’exécution redoutable dans le passage à l’acte.

  • Natasha Border
  • natasha.jpg
    Depuis que leur formation a été coagulée par Carol LEIGH en 1990, les Dumoustier n’ont jamais pu se passer d’une chanteuse. Un nécessaire hasard leur a un jour fait croiser la route de la jeune Natasha. Natasha n’a jamais appris le jazz : simplement, elle le chante comme elle respire, que c’en est un vrai bonheur. Sa relation avec l’orchestre est quasiment fusionnelle, et en particulier dans le blues, domaine privilégié des Dumoustier, domaine où elle excelle.